jeudi , 22 août 2019
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Poulet ou bœuf : lequel est le plus sain et le meilleur pour l’environnement ? (Réponse surprenante)

par Cat Ebeling — coauteur de best-sellers : La Cuisine Brûleuse de Graisses,~ Le Top 101 des aliments qui combattent le vieillissement ~ Stoppez votre Diabète ~ La Vérité sur la Testostérone (*nouveau !!!)

De nombreux défenseurs de l’environnement, des célébrités et même des médecins nous conseillent une alimentation « à base de plantes », ou du moins d’arrêter de manger de la « viande rouge ». Et si nous mangeons de la viande, on nous dit de manger du poulet. Mais est-ce vraiment un BON conseil ?

Le poulet est considéré par beaucoup comme une « viande propre ». Il s’agit généralement de viande sans os, sans peau et qui ne ressemble plus beaucoup à un animal. C’est juste… du poulet.

La consommation de poulet a augmenté d’environ 400 % dans le monde au cours des 50 dernières années, tandis que la production de bœuf est restée stable ou a diminué. Pouvons-nous vraiment sauver le monde et notre santé en mangeant plus de poulet et moins de viande rouge ? Comme vous le verrez ci-dessous, la réponse est surprenante.

Les gens disent souvent qu’ils ont cessé de manger de la viande rouge par souci des animaux, de l’environnement et de leur santé. Cela semble de bonnes raisons à priori… Bien que se passer de la viande rouge provenant d’élevage intensif conventionnel semble vertueux, manger du poulet ne fait pas grand-chose pour remédier à ces problèmes et peut même être pire dans la plupart des cas.

La majeure partie de la viande conventionnelle et du poulet, sont produits dans des installations d’élevage intensif. La production de viande d’élevage intensif est déplorable et nous ferions mieux de ne pas soutenir ce type d’agriculture ! Ces fermes industrielles sont surpeuplées, les animaux sont élevés dans des conditions insalubres où ils doivent se vautrer dans l’océan de leurs propres excréments. Les élevages intensifs hébergent des centaines, voire des milliers d’animaux. Les élevages intensifs peuvent inclure des parcs d’engraissement pour le bétail et des grands bâtiments sans fenêtre où les poulets sont confinés dans des boîtes, des cages, de grands bâtiments surpeuplés ou des enclos.

Les élevages intensifs causent également une pollution massive de nos ressources en eaux souterraines et de surface à des kilomètres de leurs lieux d’opérations. Les élevages intensifs produisent d’énormes quantités d’urine et d’excréments qui s’écoulent dans l’eau. Et parce que ces animaux reçoivent des antibiotiques, des hormones de croissance et d’autres médicaments, ces produits chimiques sont présents, dans les eaux usées et les eaux de ruissellement, qui imprègnent ensuite le sol ou s’écoulent dans nos réserves d’eau.

Les poulets n’ont-ils pas une meilleure vie ?

À première vue, manger du poulet et éliminer la viande rouge peut sembler être le choix le plus sain pour notre corps, les animaux et la planète, mais ce n’est pas le cas. Le poulet n’est pas plus sain pour la santé, les poulets ne sont pas mieux traités, sans compter toute cette pollution de l’air, des sols et de l’eau.

Beaucoup d’entre nous pensent que les poulets courent autour d’une ferme en picorant leur nourriture et en gloussant, mais malheureusement, la grande majorité des poulets que nous mangeons proviennent d’élevages à grande échelle. Il est difficile de manger des poulets biologiques élevés en pâturage, sans cruauté, à moins de vivre dans une ferme ou d’avoir accès à des poulets de ferme.

Les animaux d’élevages intensifs sont très mal traités, en particulier les poulets. La plupart des poulets proviennent d’un élevage intensif où ils ont été élevés toute leur vie (même le bœuf d’élevage intensif passe au moins la première année ou plus de sa vie à l’extérieur dans des prés). Les poulets sont dans des cages ou vivent sur un sol sale, où ils peuvent à peine se déplacer. Les pauvres se font généralement brûler le bec avec une lame chaude pour ne pas se blesser du fait de la promiscuité. Ces poules sont élevées pour avoir un poitrail si gros et si lourd qu’elles peuvent à peine marcher, elles sont souvent infirmes et beaucoup d’entre elles sont piétinées à mort. La plupart ne sortent jamais pour respirer l’air frais, voir le soleil ou manger leur régime naturel. Les élevages de poulets biologiques à grande échelle ne sont pas mieux, à moins que les poules ne soient réellement élevées en pâturage, ce qui est rare.

Qu’en est-il de Salmonelle, etc. ?

Les élevages intensifs sont si sales et surpeuplés que des antibiotiques sont systématiquement administrés aux poules contre les maladies qui se développent dans ces conditions de vie difficiles. Cette pratique est l’une des principales raisons pour lesquelles il existe des bactéries résistantes aux antibiotiques. Et lorsque nous mangeons ces poulets, souvent nous ingérons nous-mêmes des bactéries résistantes et agressives.

Plus de 100 000 personnes ont été victimes d’épidémies de maladies d’origine alimentaire entre 2009 et 2015. Et devinez quel aliment a rendu le plus de gens malades ? Le poulet.

Le poulet est principalement associé à une intoxication à la salmonelle, qui provoque chez l’homme une intoxication alimentaire assez grave. En outre, le poulet transporte aussi ces magnifiques agents pathogènes, ces bactéries qui peuvent vous rendre très malade ou même pire, s’ils ne sont pas tués pendant la cuisson :

  • Les Campylobacters
  • Les Clostridium perfringens

Alors qu’en est-il de la consommation de poulets « sans antibiotique, suivant un régime végétarien, sans sous-produits animaux et sans cage » ?… Ce n’est pas forcément mieux. L’appellation sans cage, n’a pas de réelle signification, sachant que les poulets sont tous entassés côte à côte dans une installation sans fenêtre où ils ne voient jamais la lumière du jour ou ne peuvent la voir qu’au travers d’une petite ouverture, sans jamais aller à l’extérieur. De nombreux producteurs de poulet font maintenant la promotion de poulets sans antibiotiques, ce qui est un pas dans la bonne direction, mais il existe de nombreuses significations différentes qui se cachent derrière l’argument de vente « sans antibiotique ».

La nourriture végétarienne, n’est-elle pas meilleure pour les poulets et notre consommation ?

Est-ce que cela évoque des images de poulets heureux picorant leur maïs croquant dans leur enclos ? Les poulets ne sont pas réellement végétariens ; leur régime alimentaire naturel comprend des vers, des larves et des insectes. Les poulets nourris avec un régime composé uniquement de céréales produisent une viande riche en acides gras oméga 6 malsains et inflammatoires, saine pour personne, pas même les poulets.

De plus, les céréales destinées à l’alimentation des poulets sont la plupart du temps génétiquement modifiées et cultivées dans d’énormes fermes mono-cultures fortement arrosées de pesticides et d’herbicides. De nombreuses cultures céréalières sont aspergées de glyphosate cancérigène, environ une semaine avant la récolte. Votre poulet mange donc du grain génétiquement modifié contenant du glyphosate, que vous finissez par ingérer, avec tous ses effets toxiques sur votre corps.

La monoculture pour les aliments d’élevage intensif détruit également la biodiversité en éliminant l’habitat des petits animaux, notamment les oiseaux, les crapauds, les insectes, les vers, les lapins, les souris, les rats, etc., afin de nettoyer les champs pour la plantation et la production de céréales.

Saviez-vous que les moutons, les porcs et les vaches sont soumis à une réglementation en matière d’abattage sans cruauté, mais pas la volaille… Les poulets sont tués de manière assez inhumaine. Ils sont souvent assommés en étant passés dans une cuve d’eau électrifiée, puis leur gorge est tranchée. Cependant, l’eau électrifiée n’est pas souvent efficace et les oiseaux sont donc éveillés et alertes juste avant de mourir. Au moins la moitié des oiseaux que nous mangeons ont subi un stress intense et souffert avant d’atteindre notre assiette.

Mais il est plus éthique de manger du poulet, non ?

Certaines personnes qui tentent de manger « de manière éthique » déclarent vouloir faire en sorte de tuer le moins d’animaux possible pour subvenir à leurs besoins alimentaires et leur santé. Ce qui est très bien… Mais, une vache typique produit près de 230 kg de viande comestible. Une personne peut vivre de la viande d’une vache pendant près de 2 ans si c’est la seule viande qu’elle mange. Un poulet ne produit que 50 % environ de viande comestible de son poids de 1,3 à 2,3 kg. Pour arriver à la même quantité de viande, environ 250 poulets doivent mourir. C’est environ 250 fois plus de souffrance et de morts. Pensons-nous vraiment qu’il est plus « éthique » de tuer 250 poulets qu’une seule vache ?

Qu’en est-il de la nutrition… Le poulet, n’est-il pas le choix le plus sain, comme beaucoup le pensent ?

Parlons de nutrition. Les diététiciens et les médecins mal informés nous réprimandent souvent pour avoir mangé de la viande rouge et essaient de nous dire qu’il y a un lien avec le cancer, les maladies cardiaques et le diabète, et nous conseillent de manger du blanc de poulet sans peau (viande blanche). MAUVAIS conseil !

Le poulet contient des protéines et quelques vitamines/minéraux, mais le bœuf (en particulier le bœuf de pâturage) contient BEAUCOUP plus d’acides gras oméga-3 sains et beaucoup moins d’acides inflammatoires oméga-6. (À moins que vous ne trouviez du vrai poulet biologique élevé en pâturage, qui contient une bonne quantité d’acides gras oméga 3, du collagène et des protéines.)

Le bœuf contient deux fois plus de fer, de sélénium, de zinc et de phosphore, et bien plus de vitamines B6 et B12 que le poulet. En fait, une portion moyenne de bœuf vous donnera 45 % de B12 biodisponible, tandis que le poulet n’en fournira qu’environ 3 %.

Le bœuf contient une bonne quantité de fer hémique, le type de fer le mieux assimilé. Le fer est nécessaire pour les globules rouges qui transportent l’oxygène dans votre corps. Une pénurie de fer disponible provoquera une anémie, généralement chez les femmes.

La plus grande carence nutritionnelle au monde est l’anémie ferriprive. Le bœuf fournit deux fois plus de fer biodisponible et absorbable que le poulet.

La vitamine B12 est l’autre grande carence, en particulier chez les végétaliens, les végétariens et les personnes âgées. La vitamine B12 ne peut être obtenue qu’à partir de sources animales. Un manque de vitamine B12 provoque également un type d’anémie. Les carences en B12 et en fer sont la cause de faiblesse, de vertiges, de palpitations cardiaques, de fatigue, de brouillard cérébral, de problèmes nerveux tels que les fourmillements, la dépression et même la démence. Souvent, une anémie causant des carences en B12 et en fer est également présente. Une bonne portion de viande rouge saine corrigera rapidement la situation !

La viande rouge contient une variété de composés bioactifs qui s’ajoutent à ses avantages pour la santé, notamment :

  • la carnosine ; un acide aminé qui possède des propriétés anti-inflammatoires et régulatrices du système immunitaire.
  • le CoQ10 ; un composé de type vitamine qui profite au muscle cardiaque et à d’autres muscles, génère croissance, réparation et entretien.
  • l’acide linoléique conjugué (CLA) ; une graisse saine et naturelle qui aide à brûler votre graisse, participe à la construction des muscles, aide à la perte de poids et renforce le système immunitaire.
  • le glutathion ; le « maître antioxydant » aide à lutter contre le stress oxydatif, aide à la récupération musculaire et à la performance globale.
  • la L-carnitine ; un acide aminé qui contribue au métabolisme des graisses, à la glycémie et à la construction musculaire.
  • la taurine ; un acide aminé important qui améliore la libération d’insuline, permet une meilleure tolérance au glucose et est un puissant antioxydant. Il est essentiel au bon fonctionnement des minéraux tels que le potassium, le calcium, le magnésium et le sodium.

Le bœuf, comparé au poulet, contient plus de carnitine (un acide aminé), plus de coQ10, deux fois plus de CLA, deux fois plus de glutathion, 20 à 30 fois plus de L-carnitine et plus de taurine. Dans l’ensemble, les nutritionnistes estiment que le bœuf est 30 % plus dense en nutriments que le poulet, apportant une quantité bien plus importante des nutriments dont notre corps a besoin pour se développer en bonne santé.

Bœuf de pâturage vs élevage intensif – Quel est le meilleur pour la santé ?

La demande de bœuf de pâturage a explosé au cours de la dernière décennie. À l’heure actuelle, il est souvent mentionné dans les menus des restaurants et est généralement utilisé dans les épiceries.

Le terme « nourri à l’herbe » peut être déroutant. Tous les bœufs sont généralement nourris à l’herbe pendant les 12 à 15 premiers mois de leur vie. La viande nourrie à l’herbe et finie à l’herbe contient le plus d’avantages. Les bovins nourris à l’herbe, puis finis aux grains, ont un profil nutritionnel différent, car ils sont généralement élevés dans un élevage intensif avec des aliments à base de céréales pendant les 4 à 6 derniers mois de leur vie, ce qui altère la composition de la viande.

Comme le grain n’est pas un aliment naturel pour les vaches, il leur donne souvent une indigestion, les rend malades et les rend plus susceptibles d’abriter l’E. coli, une bactérie dangereuse. Une autre étude montre que les bovins nourris au grain ont plus d’abcès du foie que les bovins nourris à l’herbe (11 % contre 0,2 %). Les bovins terminés à l’herbe sont globalement en meilleure santé et ont besoin de moins d’antibiotiques et de médicaments.

Les bovins nourris à l’herbe errent à l’extérieur toute la journée avec beaucoup d’espace pour manger à leur guise, profiter du soleil et d’un environnement sans stress. En conséquence, ils sont en meilleure santé et plus heureux. La plupart des bovins nourris au grain passent leurs journées entassés dans un enclos sale, pataugeant dans leurs propres excréments.

Le bœuf nourri à l’herbe contient beaucoup plus des matières grasses saines, notamment des acides gras oméga 3 beaucoup plus élevés que les acides gras oméga 6, et près du double de l’acide linoléique conjugué (ALC) par rapport aux bovins nourris au grain. Le bœuf nourri à l’herbe contient aussi beaucoup plus de vitamines et de minéraux que le bœuf nourri au grain.

En optant pour du bœuf nourri à l’herbe, vous soutenez les petites fermes qui élèvent leurs vaches de manière naturelle et humaine et obtiennent une nutrition supérieure avec des vaches plus saines et plus heureuses. Calorie pour calorie, c’est le moyen le plus efficace de fournir des protéines de la plus haute qualité sous une forme facile à digérer.

Oui, il est vrai que le bœuf nourri à l’herbe coûte un peu plus cher que le bœuf conventionnel, mais comme il s’agit d’un aliment plus dense en nutriments, cela vaut la peine de payer un petit surcoût pour protéger votre santé. Si votre budget ne vous permet tout simplement pas de manger du bœuf nourri à l’herbe, même le bœuf conventionnel offre un avantage nutritionnel par rapport au poulet. Il me semble étrange que tant de gens dépensent 1 000 € ou plus sur leur téléphone portable, ou plus de 100 € par mois sur leur facture de téléphone portable, mais refusent de dépenser 4 à 6 € de plus le kilo de viandes nourries à l’herbe qui protégeront leur santé. Cela me semble une étrange hiérarchisation des priorités.

Qu’en est-il de la viande rouge et du cancer ?

Certaines études ont été réalisées sur l’association entre viande rouge et cancer. Bien qu’il y ait une certaine corrélation entre les deux, elle n’est pas concluante. Le principal problème est que ces études ne font pas la différence entre la viande rouge conventionnelle et la viande d’élevage intensif avec beaucoup de produits chimiques ajoutés, nitrites, lipides, antibiotiques, hormones de croissance, et le bœuf élevé naturellement. En d’autres termes, la plupart des études sur la viande rouge ne font pas la différence entre un steak nourri à l’herbe et une boîte de conserve. Toutes les viandes sont très différentes, avec des effets très différents sur votre corps.

Les études effectuées sur la viande rouge et le cancer, sont généralement considérées comme des recherches épidémiologiques ou des études d’observation. En d’autres termes, les chercheurs étudient de larges groupes de personnes qui mangent beaucoup de viande rouge et tentent d’établir des liens avec le cancer. Rappelez-vous que la corrélation n’égale pas la causalité. En d’autres termes, l’association entre les deux peut ne pas en être la cause.

Il est pratiquement impossible de séparer les variables dans une étude observationnelle. De nombreuses personnes participant à ces études et consommant de la viande rouge et des viandes transformées, peuvent aussi être des fumeurs, des sédentaires et des consommateurs de fast-food/malbouffe/aliments transformés consommant peu de légumes ou de fruits. Aucune différence n’a été faites entre un steak nourri à l’herbe, des légumes biologiques et un verre d’eau, ou un Big Mac avec des frites et un soda de McDonald’s.

En d’autres termes, manger de la viande rouge dans le contexte d’une alimentation saine et d’un mode de vie sain est bien différent de la consommation de viande rouge et de viande transformée dans le contexte d’une mauvaise alimentation et d’un mode de vie sédentaire.

Il n’y a pas d’essais contrôlés randomisés ou d’essais cliniques de quelque nature que ce soit qui montrent des liens entre la viande rouge et le cancer.

Les revues systématiques qui ont plus de crédibilité ont également examiné les effets de la viande rouge et du cancer.

  • La viande rouge, la viande transformée et l’ensemble des viandes ne sont pas associées au carcinome hépatocellulaire.
  • Les preuves sont insuffisantes pour confirmer un lien entre la consommation de viande rouge dans le cadre d’une alimentation saine et le cancer colorectal.
  • La consommation de viande transformée n’est également pas concluante quant au risque global de cancer colorectal.

De toute évidence, le type de viande que l’on mange (élevage intensif, transformé ou nourri à l’herbe/biologique) est la considération la plus importante, nous ne pouvons pas associer la consommation de viande à des comportements malsains comme le tabagisme, la consommation excessive d’alcool, le manque d’exercice, etc.

Le résultat final est que la viande rouge, en particulier la viande nourrie à l’herbe/élevée de manière biologique et élevée de façon humaine ne cause PAS de cancer. 

Et pour ceux d’entre vous qui s’inquiètent du dernier rapport concernant une substance appelée oxyde de triméthylamine (TMAO) présente dans la viande rouge, sachez que le TMAO est une substance présente dans les intestins des personnes qui consomment de la viande rouge et théoriquement liée à une maladie cardiaque. Cependant, la corrélation n’est pas un lien de causalité. On trouve également du TMAO dans les produits de la mer à des concentrations bien supérieures à celles du bœuf, mais nous savons que la consommation de produits de la mer est bonne pour la santé cardiaque. Par conséquent, la plupart des chercheurs s’accordent pour dire que le TMAO n’est pas un sujet de préoccupation pour la viande.

Mais la viande rouge n’est-elle pas mauvaise pour l’environnement ?

Qu’en est-il de l’empreinte carbone de la viande rouge ? Ne détruisons-nous pas l’environnement si nous mangeons de la viande rouge ? Pas nécessairement…

Je vais essayer d’y répondre dans un bref résumé, mais ce sujet mérite assurément un article complet. Il y a tellement de facteurs qui entrent en jeu dans l’empreinte environnementale de nos aliments, il est communément admis qu’un régime végétarien, ou même un régime excluant la viande rouge, a une empreinte carbone beaucoup moins importante, toutefois notre santé et notre environnement ont un coût.

Comme le dit si bien Diana Rogers RD,

« La viande en soi n’est pas un mal, c’est la méthode d’élevage (élevages industriels et intensifs), la façon dont nous la préparons (panée et frite, ou servis sur un pain de farine blanche), et ce que nous mangeons avec (frites et un grand soda) qui le sont. » 

On reproche aux bovins d’utiliser une grande quantité d’eau, mais cette eau est mesurée différemment, en fonction de son utilisation. Lorsque les chercheurs analysent l’utilisation de l’eau pour l’agriculture, celle-ci est classée en fonction de son utilisation et de sa source. L’eau verte est l’eau qui provient des précipitations ; les eaux bleues sont les eaux souterraines des aquifères et des rivières utilisées pour l’irrigation ; les eaux grises sont les eaux nécessaires pour diluer les polluants afin de maintenir une eau égale ou supérieure aux normes de qualité de l’eau.

Tous les bœufs, qu’ils soient d’élevages intensifs ou non, commencent à être nourris à l’herbe pendant les 12 à 15 premiers mois. L’eau verte utilisée pour le bétail est d’environ 92 %. Pour le bœuf engraissé et nourri à l’herbe, la quantité d’eau verte est de 97 à 98 %. Rappelez-vous que l’eau verte provient principalement des précipitations naturelles. Cependant, lorsque des études portent sur la quantité d’eau utilisée par les bovins, elles prennent également en compte les précipitations naturelles. Lorsque l’on compare l’utilisation de l’eau par les poulets, les précipitations naturelles sont comparées à la quantité d’eau irriguée, utilisée pour la production de céréales. Avoir une compréhension générale de la manière dont les chiffres sont calculés constitue un meilleur argument pour la quantité d’eau utilisée pour la viande rouge par rapport aux poulets nourris au grain.

D’après Diana Rogers : 

« Selon une étude de UC Davis, qui utilise la méthodologie de l’eau bleue, un bœuf « typique » nécessite environ 3000 litres d’eau par kilos pour être produit. La production de 1kg de riz nécessite environ 3000 litres et les besoins en eau des avocats, des noix et du sucre sont également élevés. Dans son livre, Defending Beef, Nicolette Hahn Niman, explique que la quantité d’eau nécessaire à la production de bœuf nourri à l’herbe est plus proche de 750 litres par kilos.

Une fois que vous aurez compris comment ces chiffres sont calculés, vous comprendrez à quel point il est inutile de les utiliser pour critiquer la production de viande. Les équations omettent de nombreuses informations cruciales telles que le type de sol et la santé… Il convient également de noter que le contenu nutritif du bœuf de pâturage est bien supérieure [au poulet], au riz, aux avocats, aux noix et au sucre. Donc comparer les cultures à la viande  » n’est pas vraiment logique ”.

Un régime vraiment durable, tant sur le plan de la planète que sur celui de notre santé, inclut de la viande rouge élevée avec humanité nourrie à l’herbe, beaucoup plus dense en nutriments que le poulet quel qu’en soit le type. Si vous ajoutez des légumes biologiques, des fruits de saison et des graisses saines, vous obtiendrez un régime optimal, pour votre santé et celle de la planète. Laissez le poulet tranquille à moins que vous ne trouviez un poulet biologique local, réellement élevé dans les prés, qui ne provient pas d’un élevage intensif.

Je vous cache pas que ce n’est pas toujours évident de trouver d’excellentes recettes de plats minceur bons pour la santé, il est plus judicieuse cependant de consulter une experte comme Karine Losier « La Reine de la Cuisine Minceur » qui a créé de très nombreuses recettes minceur de Poulet Biologique et de Boeuf de pâturage, parmi plus de 250 Recettes Minceur.

 

 

 

Références :

  • https://sustainabledish.com/meat-is-magnificent/
  • https://www.huffingtonpost.com/entry/chickens-slaughtered-conscious_us_580e3d35e4b000d0b157bf98
  • https://www.cdc.gov/features/SalmonellaChicken/
  • https://sustainabledish.com/10-reasons-stop-eating-much-chicken/
  • http://www.ecofarmingdaily.com/top-10-reasons-raise-eat-grass-fed-meat/
  • http://www.animalliberationfront.com/Practical/Health/15Reasons2NotEatMeat.htm
  • https://sustainabledish.com/protein-better-protein/
  • https://www.sierraclub.org/michigan/why-are-cafos-bad
  • https://www.nutritionadvance.com/healthy-foods/red-vs-white-meat/
  • https://www.nutritionadvance.com/is-grass-fed-beef-necessary/

 

A propos Détective Nutrition

Mike Geary est spécialiste en nutrition certifié et entraîneur personnel certifié depuis plus de 15 ans. Il étudie la nutrition et l'entraînement depuis près de 25 ans, depuis qu'il est jeune adolescent. Mike est originaire de Pennsylvanie, mais amoureux de la montagne il réside maintenant dans l'Utah. Mike est un passionné d'aventure et quand il ne passe pas son temps à faire du ski, du VTT, de la randonnée ou du paddleboard sur le lac, il apprécie le parachutisme, le rafting, le pilotage d'un avion de chasse italien (sérieux), la plongée sous-marine, de l'héli-ski et Voyager à travers le monde tout en appréciant l'apprentissage de différentes cultures. À l'âge de 40 ans, Mike se sent maintenant plus sain, plus fort et plus énergique qu'à l'âge de 20 ans... Tout cela en raison d'un mode de vie sain et d'une excellente nutrition !

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